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histoire
La création de L’E.S.T. s’est bâtie sur la volonté d’une approche nouvelle du travail d’effets visuels, axée principalement sur la conception et la supervision.

Nous pensions à l’époque que, en Europe en tous cas, aucun studio ne pouvait prétendre à la fois à maîtriser en interne tous les outils et tous les talents, qui se diversifiaient et se spécialisaient de plus en plus, ainsi que la capacité à les encadrer, la "maîtrise d'oeuvre".

Nous voulions donc que l’organisation de notre travail nous donne la liberté de chercher, pour chaque effet, pour chaque plan peut-être même, les outils et les talents qui nous paraissaient les plus "pertinents", où qu'ils fussent. Cette politique d'”ingénierie” des effets visuels nous a amené à “sous-traiter” une partie des travaux de fabrication pure, et cela en toute liberté. Notre atelier en interne nous permettait de fabriquer une partie des trucages nous-mêmes, afin d'assurer la cohérence artistique et technique, et de coordonner l'ensemble du processus.

Parmi la centaine de long-métrages sur lesquels nous avons travaillé, beaucoup nous ont offert l’opportunité de déployer la mesure des capacités des graphistes, des superviseurs, et de toute notre équipe.
Ce fut le cas par exemple de “Les Rivières Pourpres”, avec une séquence d’avalanche qui pour l’époque reste une référence, de “Le Boulet”, avec la séquence de la grande roue qui tient toujours la route, et plus récemment du film d’Andrew Niccol “Lord of War”, sur lequel nous avons entièrement fabriqué en interne les effets visuels, dont le plan-séquence du générique début.

En 2005, nous avons décidé que L’EST devait abandonner définitivement son “atelier”, pour se consacrer exclusivement à la partie ingénierie de son activité. L’équipe s’est resserrée autour de Christian Guillon, qui incarnait depuis le début la compagnie et restait le principal artisan de la volonté de réorientation.

“Astérix aux jeux Olympiques”, de F. Forestier et T. Langmann, a été le film qui a signé définitivement cette nouvelle orientation, qu’on peut désormais appeler “Production Exécutive d’Effets Visuels”. Les effets visuels de ce film, entièrement conçus et supervisés par L’E.S.T., ont été fabriqués dans trois autres sociétés françaises.

Cela a été pour L’E.S.T. l’occasion d’imposer et d’organiser une collaboration plus étroite encore entre ces trois sociétés, pour fabriquer les trucages ensemble. Aujourd’hui, cette initiative collaborative réussie, à laquelle personne ne croyait, devient la référence de nombreux projets et théories.

Grâce aux films suivants, menés à bien sur le même modèle, comme "Faubourg 36", réalisé par Christophe Barratier, ou "Océans", de Jacques Perin et Jacques Cluzaud, le périmètre de notre nouvelle activité est désormais clair. Notre pertinence sur le marché est mieux circonscrite. Les apports, les avantages, les limites et les contraintes de nos interventions, relativement atypiques dans le paysage français, sont maintenant bien perçues et comprises, en interne, chez nos sous-traitants, et chez nos clients.

L’EST a toujours voulu s’inscrire dans une logique prospective, ouvrant souvent la voie, sur la forme comme sur le fond, de méthodes et de processus qui ont été ensuite repris par l’ensemble de la profession.

« Le projet ADN », dossier de R&D initié en 2008, devrait logiquement déboucher en 2010 sur un service nouveau, pour lequel nous allons créer une filiale dédiée. Ce service, très novateur, nous situera à nouveau comme pionniers, dans un domaine qui va se développer dans les années à venir : la représentation humaine en images de synthèse, la « Doublure Numérique ».
Il contribuera peut-être à faire tomber les barrières entre production et post-production, barrières de moins en moins pertinentes dans le processus de fabrication d’un film qui intègre les outils modernes.


L'ETUDE et la SUPERVISION des TRUCAGES - 25 rue d'Hauteville - 75010 PARIS - FRANCE
Tél: +33 (0)1 55 33 51 00 - Fax: +33 (0)1 55 33 51 21